Paris, le 7/12/2017

Journée scientifique PIV : gestion des données scientifiques en imagerie in vivo

Fealinx participait à la journée PIV 2017 dédiée à la gestion des données scientifiques organisée au PARCC-HEGP.

Après une introduction de Francis André de la DIST (CNRS) sur le contexte international de la gestion des données de recherche, les présentateurs ont ponctué la journée autour des thèmes du Data Management Plan, des ressources partagées d’infrastructure et de calcul, des retours d’expérience…

 

Marc Joliot, codirecteur du labCom GinesisLab, a présenté les résultats et perspectives du projet ANR BIOMIST.
Marianne Allanic, consultante chez Fealinx, a présenté les résultats du projet DRIVE financé par Sorbonne Paris Cité pour le bénéfice du PARCC-HEGP.  

    

Descriptif des ambitions de la journée

La gestion des données scientifiques promue par de nombreuses institutions (Inserm, NIH, Horizon H2020, Force 11, …) est un élément moteur de la connaissance scientifique.

Elle est appelée à prendre une importance aussi grande en imagerie in vivo qu’en imagerie médicale. L’écosystème scientifique de l’imagerie in vivo est en pleine mutation : pour l’utilisateur, l’image est désormais un substrat majeur de ses recherches alors qu’elle a perdu son immédiateté en gagnant en richesse et en complexité de contenu ; pour son producteur, les nouveaux formats numériques d’édition scientifique imposent l’imbrication des annotations, des identifiants dans un ou des système(s) d’intégration suffisamment précis et rigoureux pour en faire des objets de citation (DOI).

L’accessibilité en ligne propose des masses énormes de données augmentées, réalisant un changement d’échelle et nécessitant l’optimisation des ressources pour limiter la volatilité des données post-publication. Dans cet écosystème, le croisement d’informations à la source ouvre de nouvelles perspectives de pratique de la recherche au delà de la simple compilation de résultats en méta-analyses. Pour le producteur d’images , le produit de publication s’enrichit et inclut, outre les classiques résultats finaux et indications sur les méthodes mises en oeuvre, le contenu des étapes intermédiaires, y compris données et algorithmes. La visibilité des travaux et de tous leurs détails augmente, ce qui devrait augmenter la rigueur scientifique et organisationnelle. Le crédit du travail de recherche effectué est mieux auditable, la vitesse de diffusion de l’état de l’art augmente… au risque de déposséder le producteur au profit du/des distributeur(s) ?

L’évolution en cours pose des questions très concrètes : Quelles règles et quelles bornes établir dans les partages de ressources ? A qui appartiennent-elles ? Qui est compétent pour les gérer ? pour évaluer leur qualité ? Quelle formation pour les acteurs? S’agit-il d’un nouveau cœur de métier ? Quels sont les risques associés à la transparence ? Quelle sera l’acceptabilité de cette évolution par ses acteurs ? A quelle échelle structurer l’activité ? A quel niveau devront se prendre les décisions ? Quel équilibre entre l’investissement et la valeur ajoutée ? Quel sera le coût associé à cette nouvelle structuration ?  

 
Retrouvez l’actualité de la journée sur le site de PIV. Les présentations des interventions sont disponibles en ligne, ainsi que le résumé des interventions : résumés_colloque_PIV_2017.